Dans le cadre du projet, il est envisagé que l’architecture résidentielle traditionnelle, les moulins à vent, les structures de citernes, les terrasses agricoles et les sites religieux des villages de Taşlıca (Fenaket), Söğüt et Aziziye (Karamaka), situés sur le territoire de l’antique cité de Phoenix, soient documentés, et que des projets de conservation soient préparés pour ces bâtiments. Le programme a pour but d’enregistrer les valeurs culturelles matérielles et immatérielles de la région, de sensibiliser au tissu architectural traditionnel, et de faire vivre notre patrimoine commun.
Les zones rurales concernées par le projet sont situées aux abords de la péninsule de Bozburun, dans le district de Marmaris, où le tourisme national et étranger est intense. Par conséquent, elles sont vulnérables face à la destruction causée par la croissance démographique et les constructions irrégulières. Dans les villages de Taşlıca et Söğüt, où les dégradations humaines et naturelles se poursuivent aujourd’hui et qui sont sous la menace de l’urbanisation, aucune étude sur l’architecture traditionnelle n’avait été menée auparavant. Afin de protéger le tissu local, qui perd son identité unique de jour en jour, des stratégies de conservation holistiques et durables seront déterminées en utilisant des méthodes de travail fondamentales dans le domaine de l’architecture.
Au cours du projet, l’essentiel des travaux de documentation consistera à réaliser des relevés, y compris des dessins de façades et de coupes, des éléments architecturaux traditionnels des villages de Taşlıca (Fenaket), Söğüt et Aziziye (Karamaka), ainsi qu’à établir des descriptions détaillées et à prendre des photographies détaillées. Des méthodes telles que la numérisation des données de terrain au moyen de logiciels comme AutoCAD et la constitution d’un inventaire sous forme de base de données numérique seront appliquées. Ce processus sera conduit par une équipe scientifique pluridisciplinaire, afin de garder vivantes les valeurs historiques et locales et de les rendre durables.
À l’issue du projet, après la mise en œuvre des projets de conservation-restauration, on attend la préparation de publications scientifiques nationales et internationales et l’ouverture de la région au monde scientifique. Une autre attente importante est la création d’un itinéraire culturel pour les villages concernés par le projet, en s’inspirant des villages préservés d’Europe qui offrent l’image d’un musée à ciel ouvert et d’exemples qui maintiennent vivante la mémoire sociale, comme Kayaköy à Fethiye dans notre pays. L’autre étape du projet est la mise en place d’un agrotourisme fondé sur la production agricole de nos villages. Le développement des zones rurales économiquement défavorisées de la région sera ainsi favorisé et le niveau de vie de la population locale amélioré.
Asil Yaman is faculty at Villanova University and serving as consulting professor at the Mediterranean section of Penn Museum. Previously he was a research assistant at the Muğla Sıtkı Koçman University (Turkey), where he worked there for seven years. He has been excavating in the eastern Mediterranean since 2003, working on various field projects in Turkey. He focuses on the material culture such as late roman pottery, food culture, and trade relations between the Levant and Anatolia in late antiquity.
Currently, he is investigating the archaeology of Carian Chersonese, which is part of his post-doc project and directing the Phoenix Archaeological Project (PAP). He has also been serving as co-editor of the Levantine Ceramics Project (LCP) since 2018. Asil received the research grant of the American Research Institute in Turkey (ARIT) in 2018 and project grant of th Hellenic College, Mary Jaharis Center for Byzantine Art and Culture.
His teaching repertory includes courses such as; ‘The Archaeology of Religion and Rituals’, ‘Anatolian Archaeology’, ‘The war between the East and West in Archaeological and Historical perspectives’, and ‘Asia Minor in Late Antiquity’ at both undergraduate and graduate level.
Aslıhan Güçlü graduated from Ege University, Department of Classical Archeology, and from Dokuz Eylül University, Faculty of Fine Arts, Department of Photography. After completing her master’s degree in Art and Design at the same university, she continues her doctoral studies in the photography department. With the ‘Sümerbank’ selection at IFSAK 2nd Young Photographers Festival in 2007, with the project ‘Flowers of Evil’ at the ‘Beyond Experience’ exhibition held at Pera Museum in 2012, ‘Never Changed’ series in the second edition of Mamut Art Project in 2014, 2016 In the year III. He took part in the Fotoistanbul Photography Festival with the “The Loss of Adam” project. In 2018, she participated in exhibitions at K2 Contemporary Art Center and Izmir Painting and Sculpture Museum with her photography and video works named ‘Manifesto’ and ‘Nihil’. With the start of the pandemic, Aslıhan Güçlü, who took part in the Izole Project together with invited artists from many cities, especially Istanbul, is also one of the participating artists of the Mahalle İzmir project carried out by GAPO. In her artistic works, she focuses on the relations between the human-altered geographies, cultural memory and the individual, while focusing on ordinary events in daily life. In addition, she continues her studies on gender and body abstraction. In addition, she took part in Daskyleion, Phokaia, Aigai, Hisarönü Çubucak Antique Ceramic Workshops excavations and Myrina and Gryneion surveys.